Gilles de Obaldia, Blanca Andreu, Hyacinthe Ya N. Kuiza Yanzambi, Muswaswa Bertin Makolo, Muamba-di-Mbuyi Muepu, Jean-Baptiste Tati Loutard, Kabîr

Publié le par Nicolas Urvoy

« Sous l'aile chaude d'un ange

palpite ton cœur d'amandier

 

Laisse tomber l'orgueil,

l'amour viendra t'escorter »

 

Fin du poème Cherche

tiré de La langue des oiseaux de Gilles de Obaldia

 

 

« Il est temps de remonter par l'étroit goulet du rêve

et de chavirer avec la lune

pour être dans l'écume blanche des rives,

plus léger qu'une plume,

dériver, grain de sable, le long des dunes,

près du manège à vagues répétitives

 

Avec la petite musique des fêtes foraines et l'enfant sauvage

qui court à perdre haleine, il est temps de réinventer

la langue secrète d'un ciel palpitant »

 

Début du poème Il est temps

tiré de La langue des oiseaux de Gilles de Obaldia

 

 

« Va à la rencontre du présent

Éloigne-toi de la grande distraction,

nomade, pour aller en toi-même,

et parcours l'homme vivant

 

Accueille la pure simplicité

Explore tes richesses naturelles

Émonde ton arbre »

 

Fin du poème Il y a

tiré de La langue des oiseaux de Gilles de Obaldia

 

 

 

 

MARINE

 

À Fernando Andreu Marín

 

Mer, tu es une rose

tu es la rose verte.

 

Le vent nous pousse comme des nuages

comme des nuages véloces

sur toi

et nous enivre

de pétales de sel

de parfums argentés.

 

Poème de Blanca Andreu

tiré de Les Poètes de la Méditerranée

Anthologie

 

 

 

 

« La danse c'est le mouvement de la vie

La danse c'est le jaillissement perpétuel de la vie

La danse c'est la survie

C'est la vie. »

 

Vers extraits du poème L'afro-pessimisme

de Hyacinthe Ya N. Kuiza Yanzambi

tiré de La terre à Vivre

La poésie du Congo-Kinshasa

 

 

 

 

VI.

 

« Emmitouflons-nous dans l'arc-en-ciel ! »

 

Vers extrait d'un poème de Muswaswa Bertin Makolo

tiré de La terre à Vivre

La poésie du Congo-Kinshasa

 

 

 

 

« Laisse la paix

commencer par toi et germer comme une graine

féconde vers la lumière

elle a besoin

de l'humus de ton cœur pour porter les belles

fleurs votives

laisse la paix

commencer par les pétales particuliers de tes

doigts comme semences à l'espérance

et ses racines se ramifieront en geyser d'amour

laisse l'amitié

jaillir de tes yeux comme une porte gravement

ouverte sur la fraternité

que ton regard devienne un abris solide pour

ton frère humain contre la solitude

que chacune de tes prunelles soit une poignée

de main généreuse contre cette aliénation

qui sépare »

 

Début du poème Geyser d'amour

de Muamba-di-Mbuyi Muepu

tiré de La terre à Vivre

La poésie du Congo-Kinshasa

 

 

« laisse la tendresse

commencer par toi comme une chaleureuse

cordialité pour envahir le monde en désarroi

et qui n'ose même plus espérer

deviens cette liane joyeuse qui se tend vers

des abîmes insondables pour secourir les êtres

broyés par l'incertitude

laisse l'amour

commencer par toi comme absente de souffrance

pour

essuyer les larmes des hommes déglingués

notre terre a tant besoin de tes caresses

amoureuses

pour se sauver de ce terrible futur qui se

prépare

laisse la paix

commencer

par toi comme un bouquet de la vie

triomphe »

 

Fin du poème Geyser d'amour

de Muamba-di-Mbuyi Muepu

tiré de La terre à Vivre

La poésie du Congo-Kinshasa

 

 

 

 

25

 

La poésie fait découvrir au poète qu'il est un végétal parmi d'autres, mais un végétal en perpétuelle route vers l'esprit.

 

115

 

En poésie, on ne raconte pas la vie : on la bâtit.

 

162

 

Éclairons nos passions pour que celle de la poésie demeure.

 

Extraits de La vie poétique

de Jean-Baptiste Tati Loutard

 

 

 

 

III

 

« dans la vie est la délivrance. »

 

XV

 

« Où règne le Printemps, ce Seigneur des Saisons, une musique mystérieuse se fait entendre.

Là des torrents de lumières coulent en tous sens. »

 

XVII

 

« Quel merveilleux lotus est celui qui fleurit au cœur du rouet de l'Univers ! Seules quelques âmes pures en connaissent les vrais délices.

La musique résonne partout alentour et le cœur y participe à la joie de la Mer Infinie.

Kabîr dit : « Plonge-toi dans cet océan de douceur et laisse s'envoler au loin toutes les erreurs de la vie et de la mort. » »

 

Extraits des Poèmes de Kabîr

 

 

XVII

 

« Kabîr dit : « Si tu te plonges dans l'Océan de Vie, tu vivras dans le Pays de la Suprême Félicité. » »

 

« océan de révélations qu'est la lumière de l'amour »

 

XXI

 

« Dans chaque demeure brûlent des lampes ; Aveugle que tu es, tu ne les vois pas.

Un jour, tes yeux s'ouvriront soudain et tu verras ; et les chaînes de la mort tomberont d'elles-mêmes. »

 

XXIII

 

« Bois le miel sucré que distille les pétales du lotus du cœur.

Laisse-toi pénétrer par les flots de la mer ; quelle splendeur il y a en elle !

Écoute : le son des conques marines et des cloches s'élève. »

 

XXXII

 

« Danse mon cœur ; danse de joie aujourd'hui. »

 

Extraits des Poèmes de Kabîr

 

 

L

 

« Quand l'amour renonce à toute limite, il atteint la Vérité. »

 

LXXVI

 

« Considère l'Univers et apprends que c'est là ton pays. »

 

XCVIII

 

« Prends ton délice dans l'amour ! »

 

C

 

« Accroche aujourd'hui la balançoire de l'amour ! »

 

Extraits des Poèmes de Kabîr

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