Gilles de Obaldia, Blanca Andreu, Hyacinthe Ya N. Kuiza Yanzambi, Muswaswa Bertin Makolo, Muamba-di-Mbuyi Muepu, Jean-Baptiste Tati Loutard, Kabîr
« Sous l'aile chaude d'un ange
palpite ton cœur d'amandier
Laisse tomber l'orgueil,
l'amour viendra t'escorter »
Fin du poème Cherche
tiré de La langue des oiseaux de Gilles de Obaldia
« Il est temps de remonter par l'étroit goulet du rêve
et de chavirer avec la lune
pour être dans l'écume blanche des rives,
plus léger qu'une plume,
dériver, grain de sable, le long des dunes,
près du manège à vagues répétitives
Avec la petite musique des fêtes foraines et l'enfant sauvage
qui court à perdre haleine, il est temps de réinventer
la langue secrète d'un ciel palpitant »
Début du poème Il est temps
tiré de La langue des oiseaux de Gilles de Obaldia
« Va à la rencontre du présent
Éloigne-toi de la grande distraction,
nomade, pour aller en toi-même,
et parcours l'homme vivant
Accueille la pure simplicité
Explore tes richesses naturelles
Émonde ton arbre »
Fin du poème Il y a
tiré de La langue des oiseaux de Gilles de Obaldia
MARINE
À Fernando Andreu Marín
Mer, tu es une rose
tu es la rose verte.
Le vent nous pousse comme des nuages
comme des nuages véloces
sur toi
et nous enivre
de pétales de sel
de parfums argentés.
Poème de Blanca Andreu
tiré de Les Poètes de la Méditerranée
Anthologie
« La danse c'est le mouvement de la vie
La danse c'est le jaillissement perpétuel de la vie
La danse c'est la survie
C'est la vie. »
Vers extraits du poème L'afro-pessimisme
de Hyacinthe Ya N. Kuiza Yanzambi
tiré de La terre à Vivre
La poésie du Congo-Kinshasa
VI.
« Emmitouflons-nous dans l'arc-en-ciel ! »
Vers extrait d'un poème de Muswaswa Bertin Makolo
tiré de La terre à Vivre
La poésie du Congo-Kinshasa
« Laisse la paix
commencer par toi et germer comme une graine
féconde vers la lumière
elle a besoin
de l'humus de ton cœur pour porter les belles
fleurs votives
laisse la paix
commencer par les pétales particuliers de tes
doigts comme semences à l'espérance
et ses racines se ramifieront en geyser d'amour
laisse l'amitié
jaillir de tes yeux comme une porte gravement
ouverte sur la fraternité
que ton regard devienne un abris solide pour
ton frère humain contre la solitude
que chacune de tes prunelles soit une poignée
de main généreuse contre cette aliénation
qui sépare »
Début du poème Geyser d'amour
de Muamba-di-Mbuyi Muepu
tiré de La terre à Vivre
La poésie du Congo-Kinshasa
« laisse la tendresse
commencer par toi comme une chaleureuse
cordialité pour envahir le monde en désarroi
et qui n'ose même plus espérer
deviens cette liane joyeuse qui se tend vers
des abîmes insondables pour secourir les êtres
broyés par l'incertitude
laisse l'amour
commencer par toi comme absente de souffrance
pour
essuyer les larmes des hommes déglingués
notre terre a tant besoin de tes caresses
amoureuses
pour se sauver de ce terrible futur qui se
prépare
laisse la paix
commencer
par toi comme un bouquet de la vie
triomphe »
Fin du poème Geyser d'amour
de Muamba-di-Mbuyi Muepu
tiré de La terre à Vivre
La poésie du Congo-Kinshasa
25
La poésie fait découvrir au poète qu'il est un végétal parmi d'autres, mais un végétal en perpétuelle route vers l'esprit.
115
En poésie, on ne raconte pas la vie : on la bâtit.
162
Éclairons nos passions pour que celle de la poésie demeure.
Extraits de La vie poétique
de Jean-Baptiste Tati Loutard
III
« dans la vie est la délivrance. »
XV
« Où règne le Printemps, ce Seigneur des Saisons, une musique mystérieuse se fait entendre.
Là des torrents de lumières coulent en tous sens. »
XVII
« Quel merveilleux lotus est celui qui fleurit au cœur du rouet de l'Univers ! Seules quelques âmes pures en connaissent les vrais délices.
La musique résonne partout alentour et le cœur y participe à la joie de la Mer Infinie.
Kabîr dit : « Plonge-toi dans cet océan de douceur et laisse s'envoler au loin toutes les erreurs de la vie et de la mort. » »
Extraits des Poèmes de Kabîr
XVII
« Kabîr dit : « Si tu te plonges dans l'Océan de Vie, tu vivras dans le Pays de la Suprême Félicité. » »
« océan de révélations qu'est la lumière de l'amour »
XXI
« Dans chaque demeure brûlent des lampes ; Aveugle que tu es, tu ne les vois pas.
Un jour, tes yeux s'ouvriront soudain et tu verras ; et les chaînes de la mort tomberont d'elles-mêmes. »
XXIII
« Bois le miel sucré que distille les pétales du lotus du cœur.
Laisse-toi pénétrer par les flots de la mer ; quelle splendeur il y a en elle !
Écoute : le son des conques marines et des cloches s'élève. »
XXXII
« Danse mon cœur ; danse de joie aujourd'hui. »
Extraits des Poèmes de Kabîr
L
« Quand l'amour renonce à toute limite, il atteint la Vérité. »
LXXVI
« Considère l'Univers et apprends que c'est là ton pays. »
XCVIII
« Prends ton délice dans l'amour ! »
C
« Accroche aujourd'hui la balançoire de l'amour ! »
Extraits des Poèmes de Kabîr