Kaïros / Modestie / Ubique
Kaïros
Mesure convenable, juste mesure, d'après l'étymologie grecque, mais de la chair chromatique, notre exotisme alcôviaire*, voilà qui définit mon kaïros. Car avant même d'entrevoir sa dimension temporelle, au sens classique de son acception, l'inscription du kaïros est existentielle, je veux dire qu'elle est source, et fondamentale, de notre espace temps, nos vitalismes humains, dont elle est la rationalité chromatique, le divin mariage entre peinture et psyché, notre inconscience raisonnable et artiste, sans laquelle toute sensualité humaine serait absente.
Multiplicité, pluralité polymorphe et souveraine, nos ensembles de vie, nos essences d'exister, signent ce que je nomme diapretiste* entendement.
De la sorte et en chacun d'entre nous, les kaïros forment population, végétation luxuriante, mais surtout luxurieuse, de nos paysages âmesques*. Précieusetés* indicibles. Ils jouissent et naissent nos gloires chromatiques. Flores alcôviaires* nourrissant nos harmonismes* tragiques vers les miels de nos mains, nos cultures sensuelles ne sont pas autre chose que leur botanique. Et leur vivre est jouvence generis.
Ainsiment*, le solidarisme esthétique fait partie intégrante de notre existence — dont il est la structure vitaliste, et duquel la présentialité* générale, politique, n'est jamais qu'affirmation volitive et saine.
Par la même et cela qu'on l'assume ou non, le vitalisme devient constitutionnel de nos époques, nos santés. Aussi nos recherches de plaisir, de bonheur, de sérénité, de liberté ou bien encore de justice par exemple, reviennent à chercher son humaine expression, nos humaines expressions.
L'épanouissement des muers*, dans ses plus pures locutions, ses plus naturelles zélations*, voilà d'inconscience merveilleuse et tragique ce vers quoi nous guide le destin, la volonté — je veux dire la vie.
— Notre espèce nous offre le plus grand cadeau qui soit, celui de pouvoir exprimer la vie, de pouvoir grandioser* ses mains, non limites que d'en âtres alcôves, d'en orgueil transcendance. Nous sommes fait pour servir le créer, nous sommes fait pour nos cœurs en action, pour l'instruire non confins, l'érotisme absolu. Nous sommes fait pour la vie, c'est-à-dire pour le temps, assumons-en pleinement les conséquences. —
À commencer par nous soi. Dont l'évidence picturale, voyageuse, et pour tout dire, fondamentalement amoureuse, n'a de cesse près loyal* — que d'en chants silencieux.
Dignifères*, ainsi vivent mes kaïros — non comptables exquis, mais glorieusement bonté. Les couleurs — c'est eux. Les calices — toujours eux. Les flores mêmes — à tout dire. D'en foliesses* myriadaires, à tout giorno du temps.
Aventures — qu'être vols aux kaïros. Émergences vénitiennes — d'oraclaires* entendements. C'est notre œuvre globale, le grand peindre des nous — sans limite ni bordure, sinon celles d'harmoniques.
Oui blonds glaives maïeutances* — à nos cœurs l'orchidée.
Modestie
Mesure, modération, d'après l'étymologie latine, la modestie se révèle dès lors en véritable écrin morale des kaïros, et nous en saisissons d'évidence l'ampleur fondamentale. Car il ne s'agit selon moi d'une notion morale, mais de la notion morale par excellence. Exquise jubilation des profondes légèretés face aux ténèbres de l'esprit de pesanteur.
Toute la splendeur de la modestie se signe donc de la maïeutique des kaïros — s'artisant* couleurs des couleurs. Et nos jours se délectent en ces rames où les gemmes nous exhaussent.
Modestie, infinie modestie, d'allant temps jusqu'au temps, voilà — tout humain. Par toujours les kaïros, cherchent leurs modesties. Et par elles notre espèce — divinisera.
Les crues d'ors sont l'orgueil, les crues d'ors sont les
gloires — patriciennement* kaïros, des zéniths modesties. Non point juste milieu — mais kyrielles non confins — des réponses créations.
C'est la vie qui nous veut, nous destine — modestie. Glorieusement d'être à soi — aux kaïros, au grand vœu. Loi des jades 1 en gaîté. C'est l'empire maïeutique — l'évangile d'ubique, d'accordance* de nos joies. C'est le glaive d'ici 2 même — la chaude volerie du temps.
Nos couleurs font sentier — r-et nos miels sont pavement. Nul besoin des grisailles. Car nos flores à l'écoute, ne pollens qu'aux sains jours.
Nos joies seules font la grâce. Nos joies seules nous sagesse — des couleurs féminines. Point n'est d'hymne souffrance, d'évangile orageté*. Le modeste* est seul guide — aux couleurs de nous soi.
Dire corail 3 d'émauxifs*. Ỡ oui peindre ses paumes, les ravir à l'effluve, à l'instruire botanique. C'est tout l'astre du jour, tout l'orgueil des glycines.
Les joies blondes les ici, nos ensembles de cœur, d'épousailles vivre qui 4 — près merveilles ubique — nous audace magnifiques — de se lyre modestie.
Ces vendanges océanes, ces laits d'ors coralliennes, chauds albâtres pavages, diapretiste* entendement, nous alcools paysages, z-et destinent — for héliaques.
Ubique
Terme latin signifiant littéralement « partout, en tout lieu » et que ma plume emploie d'en réponse conceptuelle au devenir symphonique des ici — nos grands œuvres de vie.
Car du cœur d'être à soi — divin stupre ubique — blonds fruits d'âmes en calices — nos grands larges d'abeille — naît l'unique politique.
Appétence merveilleuse, de la vie vers la vie — nos désirs floraliaires* — nos âmesques* dansons — nous formulent d'élégance, à la gloire des pollens — les bonheurs modestie.
L'ubique — n'est qu'égalité botanique — de nos libertés. Nuanciers infinis — de nos voileries d'été. C'est l'honneur silencieuse — de nous femmes émeraudées* — oui nous jades — Ỡ — oui nous jades cieux figuiats*.
Tout l'empire de l'heureux : la sagesse — modestie.
— Ỡ — oui diaprosophie*. —
Septembre 2015
1 L'aufhebung chromatique.
2 La définition que je donne à ce terme se trouve dans le quatrième volet (Des flots) de mon ouvrage à la page 38.
3 L'indistinguable nous soi.
4 La définition que je donne à ce terme se trouve dans le quatrième volet (Des flots) de mon ouvrage à la page 39.