Novalis, Algernon Charles Swinburne, Gyula Illyés, Gaston Bachelard, Vladimir Jankélévitch, Michel Henry

Publié le par Nicolas Urvoy

« l'amour n'est lui-même que la suprême poésie de la nature. »

 

« L'amour se répète à n'en plus finir. »

 

Extraits de Henri d'Ofterdingen de Novalis

 

 

« Qui sait quelles unions merveilleuses, quelles générations étonnantes sont encore renfermées en nous-même ? »

 

« Le cœur est la clef du monde de la vie. »

 

« L'univers est une force imaginative »

 

« l'art appartient à la nature »

 

« L'acte de se dépasser soi-même est partout l'acte suprême, l'origine de la vie. »

 

« L'amour est le réel suprême, le principe. »

 

« La vie est la liberté de la nature, la liberté sensible. »

 

« L'amour est le but final de l'histoire universelle.

L'amen de l'univers. »

 

« Il faut que tout devienne moyen de vie. Art de tirer de la vie toute chose. Vivifier tout, est le but de la vie. Plaisir est vie. »

 

« La tache suprême de la culture est de s'emparer de son moi transcendantal, d'être vraiment le moi de son moi. »

 

Extraits des Fragments de Novalis

 

 

« Communisme, pluralisme,

voilà notre essence la plus intime »

 

« La cohésion générale, intérieure, harmonique, n'est pas,

mais elle sera. »

 

« le cœur paraît être, en quelque sorte, l'organe religieux.

Peut-être que le produit suprême du cœur productif

n'est autre que le ciel. »

 

« Le poète comprend la nature mieux que le savant. »

 

« Le poète [...] est le prophète représentatif de la nature [...] la voix de l'univers [...] chant [...]. La diversité de celui-ci unit l'infini [...] Le poète demeure éternellement vrai. Il se maintient dans le cycle de la nature. »

 

« La poésie est le réel absolu. »

 

« Qu'est-ce qui est plus que la vie ? — Le service de la vie »

 

« Le monde doit être romantisé. »

 

« Faire un poème, c'est engendrer. »

 

Extraits des Fragments de Novalis

 

 

« Il faut que notre corps devienne arbitraire

notre âme organique. »

 

« Tout jouissance est musicale »

 

« Les rapports musicaux me semblent être vraiment

les rapports fonciers de la nature. »

 

 

« Il faut qu'on se spiritualise par une méditation libre

et incessante. »

 

« Plus la vie est bariolée, mieux elle vaut. »

 

« La vie d'un homme cultivé devrait simplement alterner

de la musique à la non musique,

comme elle alterne de la veille au sommeil. »

 

« Chez les anciens, la religion était déjà,

dans une certaine mesure,

ce qu'elle devrait être chez nous : de la poésie pratique. »

 

« On ne peut aimer vraiment que l'amour. »

 

Extraits des Fragments de Novalis

 

 

« Son âme est égale au soleil, — celui dont l'esprit et les yeux ne font qu'un »

 

« entre la mort et la vie il est des heures — que l'amour colore et qui se cachent dans des fleurs ; — où sont nos profits sinon

là ? »

 

Et de poursuivre :

 

« Jouez donc et chantez ; »

 

« Près de la rivière couverte de roses et du ruisseau aux pieds légers, — il en est qui ne se reposent pas, qui pensent longuement — jusqu'à ce qu'ils discernent comme du haut d'une colline, — à l'heure de la chanson matinale du soleil, — connue des âmes seulement, et des seules âmes libres, — les espaces sacrés de la mer. »

 

 

Extraits du Prélude des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« — Ouvre ton âme pour voir, — esclave, et tes pieds sont libres. »

 

« — ô aube du jour qui rentre en possession, — aube du droit qui renouvelle tout ; »

 

Extraits de La veille de la Révolution

tiré des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« Dans les heures aux couleurs printanières, — alors que mon esprit était comme celui de Mai, — il y eut des fleurs qui jaillirent de moi — durant des siècles de jours, — de fortes floraisons au parfum d'humanité s'élancèrent de mon esprit comme des rayons.

 

Et le bruit de leur bourgeonnement — et l'odeur de leur pousses — étaient comme la chaleur et une douce chanson

et une force pour mes racines ; — et les vies de mes enfants rendues parfaites par la liberté de l'âme étaient mes fruits.

 

Je ne vous ordonne que d'être ; — je n'ai pas besoin de

prière ; j'ai besoin que vous soyez libres — comme vos bouches de mon atmosphère ; — pour que mon cœur puisse être plus grand que moi, en voyant que mes fruits sont

beaux. »

 

Et de poursuivre :

 

« — Car voyez, je suis avec vous ; je suis en vous et de vous ; en avant maintenant et voyez. »

 

Extraits de Hertha, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« — Notre dame d'amour est pour vous invisible ; — car elle n'a ni mains ni yeux, ni lèvres, ni trésor doré — de chevelure, ni visage, ni formes ; mais nous — qui l'aimons, nous savons qu'elle est plus belle que tout. »

 

Extrait de Les pélerins, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« Ô nations indivisibles, — ô peuple unique et libre, — nous, les rêveurs, nous de qui l'on se moque, — nous les hommes fous et aveugles qui voyons, — nous nous portons vos témoins avant que vous veniez, vous qui serez. »

 

« — avec nous le cœur et le secret du conte universel. »

 

Extraits de Chant de marche, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« — Loin d'ici, sous des cieux plus sacrés, — la charmante cité de mon amour — baigne profondément dans l'air rassasié de soleil — qui ne coule autour de beauté plus belle — que sa beauté nue. »

 

Extrait de Sienne, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« — Mais on ne trouvera ni cœur ni langue, — pour penser ou chanter quels bords ou quelles limites a la vie. »

 

« je sens l'air des fleurs futures. »

 

« — ils n'ont pas de vie ceux qui n'ont pas de cœur pour donner — la vie, ils n'ont pas de regards ceux qui manquent de cœur pour voir — »

 

Extraits de Sienne, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« la vérité libère, — et la liberté remplit de puissance les veines du temps »

 

Extraits de Sur les dunes, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« Coloré et vêtu comme le matin, — le grain pousse plus vermeil que l'or »

 

Extraits de Messidor, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« Parce qu'il n'y a qu'une vérité ; — parce qu'il n'y a qu'une bannière, — parce que nous n'avons pour nous notre jeunesse — qu'une fois, et qu'une chance et qu'une manière — de servir, et puis la nuit ; »

 

Extrait de Monotonies, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

L'offrande

 

Ne me demandez rien de plus, douce ; — tout ce que je puis vous donner, je le donne. — Cœur de mon cœur, si j'avais davantage, — je le déposerais à vos pieds : — l'amour qui m'aiderait à vivre, — la chanson qui ébranlerait votre essor.

 

Ce ne serait rien de donner tout cela — pour vous sentir une fois de plus, — pour vous toucher et vous savourer, douce ;

vous penser et vous respirer et vivre, — balayé par vos ailes dans leur essor, — foulé par le hasard de vos pieds.

 

Moi qui n'ai que l'amour et rien de plus, — je ne vous donne que mon amour de vous, douce ; — celui qui a plus, qu'il le donne ; — celui qui a des ailes, qu'il s'envole ; — mon cœur à moi est à vos pieds, — là, qui doit vous aimer pour vivre.

 

Poème extrait des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« Quel que soit votre lot de vie ou de lumière — que l'amour ait à vous donner, ou quel le lot de force — ou de cœur ou d'espoir que vous ayez à vivre, — je vous supplie en confiance de le donner — »

 

« flamme inextinguible d'amour, — drapeau à conquérir »

 

« — car nombreux sont les esclavages, mais il n'y a qu'une — Liberté »

 

« Comme un qui avant qu'un jour de Juin se lève — vient au bord de la mer pour voir l'aube, et essaie — l'eau avec ses membres ravis — de goûter la douceur de la mer obscure, et nage — droit vers l'est sous les cieux réconfortants, — et voit graduellement bouillonner les bords — des vagues d'où le jour éclate comme une fleur — s'enflammer avant que la lumière poigne là-haut, — et sourit de tout son cœur avec amour ;

 

Et nageant plus doucement la tête levée — il sent se répandre la fleur mûre du matin — et l'aurore fluide l'environner et l'enrouler, — envelopper et laver son corps audacieux — avec le ciel flottant au lieu de l'eau — et pressé à travers l'or grandissant — il lutte, et voit tout l'embrun luire rouge, — et son âme reçoit le soleil et s'émeut — de la joie dont le cœur de la mer brûle. »

 

Extraits de l'Épilogue, des Chants d'avant l'Aube

d'Algernon Charles Swinburne

 

 

« Temps lointains, temps d'après l'orage

largement enrichis d'ozone,

vous dont je crois à la venue,

gardez-nous en votre mémoire

hommes et filles d'un bonheur

futur, nous qui nous faufilions

à travers les ruelles souillées,

dans la dispersion et la crainte,

tendant une main hésitante

pleine d'amour à la recherche

d'un chaleureux embrassement

pour qu'en naissent vos âmes fortes. »

 

Extrait du poème À travers les ruelles souillées

de Gyula Illyés

 

 

« Je suis poète, je guette et poursuis

les faits éphémères qui vous font muer »

 

Extrait du poème Bilan de Gyula Illyés

 

 

« Ô monde entre mes mains, sois un chant, sois un chant ! »

 

Extrait du poème Crin de cheval, boyau de chat

de Gyula Illyés

 

 

« Marchons. La terre écoute.

Par chance de là-bas

Nos cœurs ne se voient pas

Vers luisant sur la route. »

 

Extrait du poème Ténèbres de Gyula Illyés

 

 

« Connais ton temps, ton lieu !

Seul vrai, l'homme qui peut

Assumer toute humaine vie ! »

 

Extrait du poème Promenade avec mon ombre

de Gyula Illyés

 

 

« La vraie poésie est une fonction d'éveil. »

 

« Cette densité

qui distingue une poésie superficielle d'une poésie profonde, on l'éprouvera en passant des valeurs sensibles

aux valeurs sensuelles. »

 

Deux extraits de L'Eau et les Rêves de Gaston Bachelard

 

 

« En prenant conscience de sa force ascensionnelle,

l'être humain prend conscience de tout son destin.

Plus exactement, il sait qu'il est une matière d'espérance,

une substance espérante. »

 

« la vie est valorisation. »

 

« Comme la vie s'agrandit quand les rêves se fiancent. »

 

« La première tâche du poète

est de désancrer en nous une matière qui veut rêver. »

 

Extraits de L'Air et les Songes de Gaston Bachelard

 

 

« la joie, semblable en cela à l'amour, dit : Jamais trop ! toujours davantage ! »

 

Extrait de Henry Bergson de Vladimir Jankélévitch

 

 

« la révélation de l'absolu réside dans l'affectivité »

 

Extrait de L'Essence et la Manifestation de Michel Henry

 

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