Ossip Mandelstam, Guillaume Apollinaire
« Tout est mû par l'amour — Homer et l'océan. »
Extrait d'un poème de 1915 d'Ossip Mandelstam
« Hélas ! De notre vie la maigre trame !
Comme est pauvre la langue de la joie !
Tout ce qui fut sera encore et seul
Est doux l'instant de la reconnaissance. »
Extrait du poème Tristia d'Ossip Mandelstam
« Pour délivrer l'âge captif,
Commencer un monde nouveau,
Que les degrés noueux des jours
Soient liés comme ceux de la flûte ! »
Extrait du poème Le siècle d'Ossip Mandelstam
« En voyant des drapeaux ce matin je ne me suis pas dit
Voilà les riches vêtements des pauvres »
Et de poursuivre :
« Ni même on renouvelle le monde en reprenant la Bastille
Je sais que seuls le renouvellent ceux qui sont fondés
en poésie »
Puis :
« parce que fondés en poésie nous avons des droits sur les
paroles qui forment et qui défont l'Univers »
Et enfin :
« parce que directeur du feu et des poètes
L'amour qui emplit ainsi que la lumière »
Extraits de Poème lu au mariage d'André Salmon
tiré d'Alcools de Guillaume Apollinaire
« La lumière est ma mère »
Extrait du poème Merlin et la vielle femme
tiré d'Alcools de Guillaume Apollinaire
« J'ai jeté dans le noble feu
Que je transporte et que j'adore
De vives mains et même feu
Ce Passé ces têtes de morts
Flamme je fais ce que tu veux »
Et de poursuivre :
« Mon âme au soleil se dévêt »
Extraits du poème Le brasier
tiré d'Alcools de Guillaume Apollinaire
« Je ne sais plus rien et j'aime uniquement
Les fleurs à mes yeux redeviennent des flammes
Je médite divinement
Et je souris des êtres que je n'ai pas créés »
Extrait du recueil Alcools de Guillaume Apollinaire
« Les feuillard repoussés sur l'arbre de la croix
Et même la fleur de lys qui meurt au Vatican
Macèrent dans le vin que je t'offre et qui a
La saveur du sang pur de celui qui connaît
Une autre liberté végétale dont tu
Ne sais pas que c'est elle la suprême vertu »
Extrait du poème Vendémiaire
tiré d'Alcools de Guillaume Apollinaire
« Voici le temps de la magie
Il s'en revient attendez-vous
À des milliards de prodiges
Qui n'ont fait naître aucune fable
Nul ne les ayant imaginés
Profondeurs de la conscience
On vous explorera demain
Et qui sait quels êtres vivants
Seront tirés de ces abîmes
Avec des univers entiers »
Extrait du poème Les collines
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« Voici s'élever des prophètes
Comme au loin des collines bleues
Ils sauront des choses précises
Comme croient savoir les savants
Et nous transporteront partout
La grande force est le désir
Et viens que je te baise au front »
Et de poursuivre :
« Les secourables mânes errent
Se compénétrant parmi nous
Depuis les temps qui nous rejoignent
Rien n'y finit rien n'y commence
Regarde la bague à ton doigt »
Puis :
« Jeunesse adieu voici le temps
Où l'on connaîtra l'avenir
Sans mourir de sa connaissance
C'est le temps de la grâce ardente
La volonté seule agira »
Extraits du poème Les collines
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« L'homme se divinisera
Plus pur plus vif et plus savant
Il découvrira d'autres mondes
L'esprit languit comme les fleurs
Dont naissent les fruits savoureux
Que nous regarderons mûrir
Sur la colline ensoleillée
Je dis ce qu'est au vrai la vie »
Et de poursuivre :
« Où je me suis jeté moi-même
Jusqu'aux profondeurs incolores »
Extraits du poème Les collines
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« J'ai traversé le ciel splendide
Où la vie est une musique
Le sol est trop blanc pour mes yeux
Habituez-vous comme moi
À ces prodiges que j'annonce
À la bonté qui va régner
À la souffrance que j'endure
Et vous connaîtrez l'avenir »
Et de poursuivre :
« Le bal tournoie au fond du temps »
Puis :
« Des bras d'or supportent la vie
Pénétrez le secret doré
Tout n'est qu'une flamme rapide
Que fleurit la rose adorable
Et d'où monte un parfum exquis »
Extraits du poème Les collines
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« Ô nous les très belles couleurs »
Extrait du poème De la batterie de tir
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« L'hymne de l'avenir est paradisiaque »
Extrait du poème La nuit d'avril 1915
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« Moi l'horizon je fais la roue comme un grand Paon
Écoutez renaître les oracles qui avaient cessé »
Et de poursuivre :
« Moi l'horizon je combattrai pour la victoire
Je suis l'invisible qui ne peut disparaître
Je suis l'onde
Allons ouvrez les écluses que je me précipite et renverse
tout »
Extraits du poème Chant de l'horizon en Champagne
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« le jour de gloire sera celui où vous* saurez creuser pour bien
sortir au soleil »
* « gens du Midi »
Et de poursuivre :
« LA JOIE ADORABLE DE LA PAIX SOLAIRE »
Extraits du calligramme Aussi bien que les cigales
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« J'ai la prescience de
Choses si subtilement neuves qu'elles empliront :
— L'espace »
« C'est comme
Si le ciel se mettait à parler mille et mille langues diverses »
Extraits du calligramme Les profondeurs
de Guillaume Apollinaire
« Notre amour est une lueur
Qu'un projecteur du cœur dirige
Vers l'ardeur égale du cœur
Qui sur le haut Phare s'érige »
Extrait du poème Simultanéités
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« ce jardin exquis l'humanité
Aux fleurs d'intelligence à parfum de beauté »
Extrait du poème Chant de l'honneur
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« Ô bouches l'homme est à la recherche d'un nouveau
langage
Auquel le grammairien d'aucune langue n'aura rien à dire »
Et de poursuivre :
« Nous n'aimons pas assez la joie
De voir les belles choses neuves
Ô mon amie hâte-toi »
Puis :
« Ô voix je parle le langage de la mer »
Et enfin :
« La Victoire avant tout sera
De bien voir au loin
De tout voir
De près
Et que tout ait un nom nouveau »
Extraits du poème La victoire
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire
« Ô Soleil c'est le temps de la Raison ardente »
Extrait du poème La jolie rousse
tiré de Calligrammes de Guillaume Apollinaire