Vivre-en-poésie - XV - Explications
Pour Brie Larson Que J'Aime ~
« On ne peut trouver la paix en fuyant la vie »
Virginia Woolf
Introduction
De manière à ouvrir la certaine illisibilité de mes textes, je vais tenter en cet ouvrage, non pas d'expliquer la totalité de mes propos, chose totalement impossible étant donnée leur — spiritualité nécessaire — mais de vous permettre un décryptage personnel de ce qui a étoffé de toutes mes ressources, les différents points entremêlés qui vont suivre.
Naître
Exister 1 peut-il se faire sans naissance ? Peut-il advenir sans aimer les autres que nous sommes tous ? À l'évidence non. S'ériger en soi-même, s'éruptive aux chaleurs de nos paix, baigner en l'ivresse des couleurs, comme en gloires exhaussées, comme en hymnes d'un oui, d'un vouloir non confins, telle est l'œuvre en réponse.
*
Exister ne pouvant advenir seul, l'interindividualité va dès lors nous écrire, nous œuvrer, par le bais d'une prédisposition naturelle à l'expansion tout comme à l'épanouissement perpétuel de nous-même en tant qu'arts : c'est-à-dire de nos âmes, nos sains peuples de flores.
*
En somme, l'art est la source des arts. Il s'agit d'un sui
generis de nous qui 2. Ou quand l'identité fondamentale d'être un homme, c'est-à-dire de se vivre, de sentir ses amours, telles des femmes nitescences, nous propage de ses joies.
Qui, n'est donc pas autre chose que chacun d'entre nous se vivant poésie 3, c'est-à-dire création, mais au sens le plus fort d'un génie temporel, que je nomme féminité.
*
La conscience translucide nous accueille, nous-couleurs de toute joie. Nos ici 4 sont tous femmes, aux accords profondeurs de nos cieux, nos sains lustres d'y soi, brillant chatoyances d'essentiel, de santé.
*
Nous sommes paysages. Aventures, d'être vols aux kaïros 5. Nos mesures chromatiques.
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Par toujours d'existence 6, nos âmes s'enrichissent, nos âtres se jouissent et s'accouchent, de saveurs, de parfums, z-en des notes symphoniques et nouvelles : nous naissons.
Z-et de même nos cultures sensuelles, partiellement par abord. Puis d'ivresses, près nos œuvres d'écoute, aux silences de nos seins.
*
L'émergence des kaïros 7, d'oraclaires 8 entendements, nous est l'œuvre globale, le grand peindre des nous. Sans limite ni bordure, sinon celles d'harmoniques.
*
La paume gloire nos couleurs, z-et nous chante la bonté, le vouloir d'être ensemble, à nos cœurs l'orchidée.
*
Je suis nous. Vous êtes nous. Toiles uniques, sémillantes et fluviales, d'en empire loyauté. Mais ces chœurs de vous-mêmes, ces trésors de vos vies, sont-ils heurs — z-assomptions ?
Être amours d'être à soi, vivre aux heurs de ses nous, s'épanouir toujours plus, de la chair de son âme, de ses gloires chromatiques, n'est qu'entendre à sa vie.
*
Les chaleurs de nos flores, les effluves de nos âtres, en leurs miels éternels, nous bonheurs d'assomption.
*
Se voyage par l'écoute : les clins d'âme sont tout l'art, magnifique d'être humain.
*
Tisser l'œuvre de vivre, l'invisible musique, de nos corps nos ensembles : solidaires esthétiques 9, et s'offrir par ce même, tout le pavement des soi.
*
Les couleurs des couleurs, sont nos glaives maïeutiques, nos murmures de kaïros 10, les empires de l'heureux.
La croissance est un luxe, une richesse ineffable, en nos œuvres de chair, nos offrandes modesties 11. C'est l'accueil du silence, en la gloire de soi-même.
*
Ỡ l'amie d'être à soi. Divin stupre ubique 12.
*
L'accordance des ici, le sain j'aime d'exister 13.
*
Nos amours nos ferveurs, aux entrailles de nos flores, nous sont forces chaleurs, sains geysers d'exhausser.
*
L'humaine ivre existence 14, nous offrande sur nous-même, et sur l'âtre frairie.
Tout le pavement des miels, est couleurs d'harmoniques.
*
Être peintre d'y vivre, en soi femme chromatique, ici gloire luxurieuse, nous richesses collectives, oui nous œuvre d'émaux.
*
Et toute âme, ne peut qu'hymne exotique, oui douceur corallienne — sa paix vous implore, vous convie, d'en renaître exhaussé.
*
Rien en l'âme n'est offense 15, harmonieuses modesties 16.
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Taire nos larmes de flores, nous sagesse d'exister 17. Comme les vivre également.
Seuls instruires soient nos glaives.
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C'est le cœur d'en ibis, allant comble printemps, que de vivre en chanteur, à toute œuvre la paume, la palette création.
*
La poésie est une nécessité humaine, et l'unique montée des âmes — dont nous ne sommes pas la seule espèce détentrice.
*
Ỡ les ronceraies d'infâme, nous sont lutte, près tout gris.
*
Nous sommes tous liberté, mais d'agirs aux plus blonds. Car en chaque nous d'y je, nul infâme n'est présent.
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Puretés, oui, sont nos âtres d'y foi.
Paysages de kaïros 18, luxuriances modesties 19, ces nous je — qu'être une âme — sont nos cimes chromatiques, nos cieux
humbles 20 instructions.
*
Tout l'orgueil d'être humain, n'a d'essence qu'au pinceau.
*
L'autre orgueil n'est qu'une marche, un travail 21, triste et froid.
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Parcourez vos couleurs, inspirez leurs saveurs, dans l'emprise de leurs gloires, leurs murmures nitescences, pour toujours éveillés.
Puis du crochet tisserand, des honneurs de vos vies, chantez luxes pour tous, chromatiques instructions.
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Aimer vivre. Aux amours faire l'abeille, en épouser l'heureux.
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De la gorge des bleus, tout l'empire des santés.
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Baisons l'orge des flores, aux lumières donnons lieux.
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Solidaires esthétiques 22, divins temples du sang.
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Tout les sucres Cité, nous échangerons d'accueils, de kyrielles harmoniques — z-et flots libres blondeurs.
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C'est l'apprendre toujours, l'humble 23 glisse d'exhausser.
Car nous sommes vœux d'y soi, car nous sommes nous d'y vœux.
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Non hiatus non barrières, nous sommes l'heur de nos heurs.
*
Sans possibles confins, d'humanistes présences.
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Éternellement beautés, floralismes des qui.
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Écouter. Apprendre à écouter, ses arrogances de plaies. Pour enfin les taire, avant même leurs nuages. Tel un oubli divin.
*
Devenir — dieux. Devenir dieux sans dieux mais avec les dieux.
Aux couleurs ne faire qu'un.
*
C'est la seule conversion, la seule ère d'éternel, que tout moi — servant flore.
*
Poètes, philosophes, religieux — les mystiques vivaient tous, aux chaleurs éternelles.
*
Les fruits d'âmes ubique 24, sont l'unique politique 25.
*
Élixirs de santé, l'exotisme existences 26.
Vivre aux âmes, non confins.
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Les palettes à la main, donner chairs-lazuli 27.
*
Tel est sourdre à soi-même, que d'entendre — à toute joie.
*
Tel — est révolutionner — la politique 28, que d'épanouir, la République 29 — en res poetica 30.
L'existence 31, étant l'insurrection 32 par excellence.
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Nous sommes flores spirituelles : immanente politique 33 est peinture principat 34.
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Ma patrie 35 n'est qu'ensemble, aux sagesses des ici.
*
Vivre — étant spontané, nulle éternisation — je veux dire normalisation — ne se peut sainement désirée.
Et nulle dictature, de la couleur, ne se peut lumineuse.
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Mais attention, l'ouverture existentielle 36 à nos vies, l'authentique conversion, devra distancer son âge, des viols décuplés.
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Tout converti est, Dieu, en Dieu. Vie, en Vie. Imagination, en Imagination.
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Tout converti est, Poésie, en Poésie.
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La conversion n'est pas une simple histoire, mais l'éternel, d'une histoire.
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Croire en Dieu ?! Croire en la Vie ?! Ou notre accès à Dieu, à la Vie, est une évidence, ou il n'est qu'enfoui.
Et de part mon expérience existentielle 37, toute la résurrection du Christ ne m’apparaît qu'une merveilleuse métaphore didactique où il ne saurait agir autre chose que d'enseigner aux hommes la possibilité d'une souveraine conversion.
*
Autrement dit le plus haut degré de liberté qu'une sagesse veuille maîtriser.
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Et dont je vous parle en athée. S'agissant pour moi d'une foi scientifique 38 à l'existentiel sans limite. Auquel tout impératif catégorique n’est qu’un borborygme.
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Et que jamais rames grises n'attendront.
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Cette liberté n’étant pour moi que la plus complète accessibilité d’à ses puissances volitives.
Comment se convertir ? En apprenant à épouser la Vie, tout simplement.
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L’humanité ne fait qu’un. De la libre évidence que porter souffrance à autrui, consciemment, reviendra toujours, d’une manière ou d’une autre, à torturer son âme.
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Tout comme à l’inverse, porter jouissance à autrui, consciemment, reviendra toujours, d’une manière ou d’une autre, à enrichir son âme.
*
L’idéoréalité 39 chère à Saint-Pol-Roux n’est-elle qu’une simple fiction ? Je ne pense pas. La preuve en étant je pense — à minima bien entendu — le caractère éprouvé de ce concept d’émauxion 40. Car à qui met pleinement en praxis 41 cette notion, se donnera-t-à entendre, et à vivre, dans le strict cadre de cette dernière, le voyage instructif qu’elle permet.
Revenons d’ailleurs sur cette notion dont je n’avais jamais eu l’occasion d’expliciter l’un des aspects, à savoir la nature des liants. Ces derniers pouvant être des plus variés, allant des froideurs morbifiques jusqu’aux lux 42 puretés — Et qui forment je crois, la sémantique véritable, des lires signature. Les couleurs à elles seules, n'étant qu'hymnes-à-tisser.
*
Vivre étant lire.
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Mais loin de moi l'idée d'en avancer l'innéité. Simplement les merveilles de praxis 43.
*
Notre vengeance 44.
À Margaret Keane ~
Et si je devais vous dire ce qui m'apparaît comme la blessure la plus injuste 45 qui soit, je vous parlerais des femmes. Dont je pense qu'aucun homme ne soupçonne, l'abondance incommensurable des yeux. Mise en cage dès l'enfance. Corsetée, d'en apprendre les vols — et sourire, vivre avec.
*
Sans honneurs féminines — je n'image que l'odieux.
*
Oui c'est l'œuvre à mes juges — et la seule, de nos vies.
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Les portiques sont en lèvres — et les flores n'ont qu'aimer.
*
Tout l'opium d'être ensemble — est un astre tissé.
C'est l'albâtre et c'est l'heur, de nos terres océanes — que la bonté nous soit.
*
Sève archangerie 46 des âges, nos blancheurs — sont d'aimer.
*
Amour est le rêve — où nous sommes, tous couchés — mais où l'éveil attend — ici — et maintenant.
*
Être est pollens — fruits — flores — z-et musiques lumineuses.
*
Le désir de la vie — voilà la volonté de puissance — voilà ma volonté.
S'unir à lumière — à silence — dans l'oubli de la distinction — telle est ma conversion.
*
Mon silence est lumière — d'une puissance insondée.
*
Nous sommes l'orgue des jours — les jouisseurs du sain vœu.
*
La psychanalyse vitaliste — est pour l'homme — une nécessité.
Parenthèse ouverte
Sur la conversion
Être Dieu en Dieu, Vie en Vie, Poésie en Poésie, n’implique nullement un bonheur unique et inaliénable. La torture étant pour tout individu quel qu’il soit une épreuve traumatisante à laquelle sa possible conversion n’offrirait qu’une protection limitée. Mon propos n’est point d’avancer qu’un converti pourrait déchoir de sa conversion, mais que celle-ci pourrait temporairement subir l'étouffement, de ses puissances — Étant à la fois silence de lumière, flore d’exotisme, souffles chaleur, femmes des couleurs, et forges bonté.˜
Autre faiblesse de la conversion, celle-ci a besoin d’une éthique entendue comme la description la plus claire de ses possibles existentiels 47. Cette dernière s’appuyant elle-même sur une culture sensuelle entendue comme un entendement des gestes interindividuels. Dès lors il n'appert en ces mots, qu' infinie multitude, d'advenirs loyauté. La conversion ne constituant jamais en elle-même — consciente, ou non — aucune sorte de sceau, absolu.
˜
Silence de lumière : Source première en nos âmes, il est verbe de vie.
Flore d’exotisme : Fondements chromatiques d’être humain.
Souffles chaleur : Chaleurs véritables, aux bonheurs de nos flores.
Femmes des couleurs : Beautés substantielles de nos ici, de nos qui, et vécues comme telles.
Forges bonté : Poétiques langagières.
Sur l'orgueil
L'orgueil que je défends n'a bien entendu rien à voir avec l'orgueil « classique ». Et je dirais même, poursuivant en cela le cheminement fondamental (et si mal compris) dans la « tradition judéo-chrétienne », que cet orgueil « classique », cet attachement à la partie superficielle de l'esprit, empêchant l'ouverture véritable de soi à soi, c'est-à-dire de son âme à la lumière intérieure dont elle n'est que le terreau, se trouve bien évidemment selon moi devoir être dépassé. Non point totalement, cela va de soi, ne serait pas souhaitable et de toute manière impossible, mais quasiment. Dans le même temps d'un processus, d'une praxis 48 d'ouverture et de lecture chromatique de son âme — via autrui.
La désappropriation de son âme, est l'unique voie nous conduisant vers notre plus grande puissance intérieure. Car on ne possède jamais, et n'avons jamais possédé, ni l'une, ni l'autre. Mais on peut les vivre.
Sur la joie
Cela ne vous ayant pas échappé, je n’ai pas inséré la notion de joie dans mes écrits, mais la raison en est fort simple : l’ici est ce que je nomme la joie.
Et c’est par suite avec une stupéfaction magnifique, à la lecture de L’art de la joie, de Nicolas Go, que ma « définition » de l’ici, relevant du quatrième volet (Des flots) de mon présent ouvrage, s’est avérée coïncider exactement à la description d’en cinq points indissociables que Nicolas Go avait, par la rigueur philosophique, fait de cette fameuse notion de joie. À savoir fondatrice, présence, puissance, passage et enfin, praxis 49.
Néanmoins, s'arrêter à ce stade de l'explication serait aussi superficiel qu'une humble cueillaison. Car il ne s'agit indissociablement que d'une pluralité de voyages ayant leur propre univers chromatique. Aussi, parler le l'ici sans évoquer ce que je nomme l'ubique 50, l'accordance 51 des ici — que je définis comme notre devenir essentiel — serait à mes yeux tout aussi suspendu qu'une gestuelle.
Dès lors, ce qu'il faut comprendre s'avère tout à la fois d'une extrême simplicité mais aussi, et pour tous, d'un immense unissons. Car non seulement la plus profonde des plongées est ainsi requise, mais aussi la plus haute légèreté.
C'est en se défaisant progressivement de toute perception de propriété intérieure, que de par nos voyages chromatiques s'effectuera — et ne peut qu'ainsiment 52 s'effectuer — la libération merveilleuse, de notre plus grande puissance.
Pourquoi ce rapport à la propriété intérieure ? Tout simplement car ce sont là nos plus profondes épousailles à la vie — à la volonté au grand vœu, qu'est la vie. Non point qu'il s'agisse d'une théorie ou je ne sais quelle équivalence, mais parce que dans « Je suis nous. » s'exprime délicieusement cette connaissance véritable de l'unité créée, qu'est tout âme, d'avec et de par (ses) amours, (ses) richesses partagées.
Si Saint Jean dit tellement vrai d'en ces quelques mots : « Celui qui n'aime pas son frère est encore dans les ténèbres. » 53 — ce n'est que parce que notre frère, c'est nous.
— Que la « tradition judéo-chrétienne » ait eu recours à la souffrance, n'a selon ma propre conversion, réussi qu'à démontrer sa nécessaire aufhebung 54. —
Sur Friedrich Nietzsche
Ce qui a causé tant d'égarement à l'égard d'Ainsi parlait Zarathoustra n'est autre que l'abord de l'ouvrage lui-même. Il ne s'agit pas de philosophie, ni de poésie, mais de la spiritualité d'un être converti répondant sous l'écorce d'enjeux philosophiques, et pour tout dire, humanitaires. Sa conversion étant toute aussi évidente que celle d'un Maître Eckhart par exemple, c'est de par la livrée de son expérience existentielle 55 que les plus hautes ressources personnelles sont requises dans la compréhension, le vivre, de son œuvre. Car à quiconque n'est pas converti, et n'a pas de surcroît les connaissances et la
« maîtrise » des enjeux auxquels ce magnifique ouvrage donne lecture, l'exquise sincérité de son auteur restera malheureusement sous un masque.
Ne croyez pas qu'une authentique conversion spirituelle soit un bonheur unique et similaire d'un converti à l'autre, s'agissant bien évidemment d'un univers existentiel propre à chaque individu, nonobstant les proximités substantielles de chacune d'entre elles, que cela soit dans leurs puissances comme dans leurs fragilités.
Parenthèse fermée
Les oracles de vivre — sont toute chance cueillaison.
*
Nos effluves mellifères — d'en cortèges émauxifs 56 — sont nos seuls, deniers en cours.
*
La chromatique véritable — n'a nul besoin d'argent.
*
Un grand tri est à faire — entre avoir et vivre.
*
C'est à l'âme chromatique — d'enfin régner nos pas.
Le bonheur est géode — où nous sommes création.
*
Tout l'éveil n'est qu'une mue — du destin qui nous veut.
*
Les atlas sont nous tous — il suffit d'y plonger — vers la mer soleillique 57.
*
À jamais — légitimes et sains — sont nos rêves chromatiques.
*
Notre emport c'est l'air pur — des abeilles chromatiques.
Les alcools du silence — voilà sèves alcôviaires 58.
*
Le corail — est l'indistinguable nous soi.
*
Vivre c'est nous — wirklichkeit 59.
*
Aufhebung 60 chromatique — telle — est la loi des jades.
*
Ỡ zéphyrs océanes — mille fondances 61 pour merci.
ANNEXE
D'omettre pour qui
Introduction
D'omettre pour qui — d'omettre les chaotismes* humains pour être au sein, du mouvement qui nous contient — pour explorer toujours plus la substance d'être en vie, en voyages de praxis — Ỡ — oui charmilles de douceurs.
Confort d'être humain
Des censures aux vulgaires* ~
Dépend oui dépend ~
Toutes nos flores et leurs jouirs* ~
Leurs violettes être qui ~
Nos parfaires* existers ~
C'est luxures d'avec soi ~
Oui bien-être myrtés* ~
Nous conviances* d'éveillelles* ~
Ỡ ~
Qu'oublieuses de nos
pluies ~
Qu'étrangères ~
D'oragetés* ~
Songes d'intérieur
Songes cruautés ~
Plein des chutes aux violences ~
De toute âme présentielle* ~
Nos faiblesses d'être en vie ~
Maladismes* humains ~
N'ont d'obliges* ~
D'impérieuses* ~
Que nos
cimes à l'oubli ~
Nos sains rires près ici ~
Vitalismes humains ~
Creusets diaprosophiques* ~
Nous carrières légèretés ~
Nous idylles volitions ~
D'à tout gouffres bestiaux ~
Des allers-retours
Se dissoudre grisailles ~
Stopper net l'avancement ~
L'invasif pernicieux ~
D'y resourdre-z-en flores ~
S'y revivre lilas ~
Nous est glaive de l'omettre ~
Ỡ oui l'œuvre des œuvres ~
Au vouloir de nous qui ~
C'est noblesse d'être à soi ~
Myrtée* jade-z-orangeraies ~
Que ce divin oubli ~
Ỡ sourire force vie
Mais aux gloires de s'omettre ~
Au sain glaive de nos
vies ~
Une autre anse est dédiée ~
Salutaire non
confins ~
Nécessaire près tout vœu ~
Ci-nommée force vie ~
Nos prudences vitaliennes* ~
Oui frontales
justement* ~
Nous sont d'astres au cœur ~
À tout hymnes tout vols ~
Non moins imprimordiales ~
De l'urgence de s'aimer
Sirupeuses vigneronnes ~
Jougs d'émeraudes liberté ~
Nos espaces d'être à soi ~
Oui-z-espaces de nous dieux ~
Nous trésors divinement ~
De tout l'orge des cimes ~
Tout le miel des étés ~
Ỡ ~
C'est grisailles de traîtrise ~
Déloyale déraison ~
Que l'accepte fumailles ~
Si fluette soit-elle ~
En nos berges gaîtés ~
Sonnez l'heur῏
Omettre c'est vivre ~
Pleinement ~
Intensément ~
C'est l'heur par toujours ~
La merveille loyauté ~
Que sonnent les
anges ~
Ỡ que brille l'émail ~
Soyons nous ~
Je-z-et l'autre ces nous ~
Fraternels ~
Esthésiques* ~
Ces nous d'être enfin je ~
Ces flores hymnes couleurs ~
Ỡ ~
Oui ces vœux exhaussés ~
Sur corail
Oui corail présentiel* ~
Véritable nous soi ~
Nous créoles divinement ~
Nous alcools foi des jades ~
Ỡ nous luxes
voyages ~
Cet espace luxurieux ~
Oui chaleurs
sourieusement* ~
Nous accable au silence ~
Des blonds naîtres* ici ~
Ỡ bonheurs édéniques ~
Lesbianismes en dieux ~
Nous ces humbles cigales ~
Ces couleurs émeraudés* ~
Nous que verse l'azur ~
Que bénissent tout les nids ~
Nous honneurs
féminines ~
Cierges bleuis d'été ~
Nul regret
Les yeux d'astres en vignes ~
Ỡ les sèves
d'archangeries* ~
Nos pâtures acacias ~
Tout les sceptres couleurs ~
N'ont des antres nuages ~
Des obscures
délétères ~
Que les arias des heurs ~
Juillet 2015