Sully Prudhomme, George Oppen, Edward Estlin Cummings

Publié le par Nicolas Urvoy

« La tendresse, génie du cœur. »

 

« le cœur est le siège unique de la dignité. »

 

« il faut toujours penser la main sur le cœur. »

 

Extraits des Pensées de Sully Prudhomme

 

 

« Il ne faut pas croire que l'on ait tant de fils à sa disposition,

Et c'est parfois l'unicité qu'il faut voir ;

Là est la niveau de l'art

Il existe d'autres niveaux

Mais pas d'autre niveau pour l'art

 

 

28

 

La lumière

Des pages fermées, compactes, étroitement serrées

Dévoile le jour nouveau,

 

La lumière inquiétante, étroite

Précédant le lever du soleil. »

 

Extrait de l'ouvrage D'être en multitude de George Oppen

 

 

« La peau lumineuse, lumineuse, ses mains qui s'agitent

À l'aune de son incroyable besoin

 

 

33

 

Qui est nôtre, qui est nous

Telle est notre allégresse

Exaltée, aussi ancienne que cette véracité

Qui illumine le discours.

 

 

34

 

Tel le vent dans les arbres et les cloches

De la procession —

 

Comme l'air est léger

Et la terre,

 

Les enfants et l'herbe

Sous le vent et les voix des hommes et des femmes

 

Portées dans les parage du soleil à jamais »

 

Extrait de l'ouvrage D'être en multitude de George Oppen

 

 

« Raconte la vie de l'esprit, l'esprit seul crée la limite. »

 

Extrait de l'ouvrage D'être en multitude de George Oppen

 

 

« « ni l'enfance

ni l'avenir

 

ne décroissent » »

 

Extrait du poème Confession de George Oppen

 

 

« Poésie du sens des mots

Nouée à l'univers

 

Je crois qu'il n'y a pas de lumière en ce monde

sinon ce monde

 

Et je crois que la lumière est »

 

 

Le poème (1980) de George Oppen

 

 

 

60

 

Plonge au fond du rêve

qu'un slogan ne te submerge

(l'arbre est ses racines

et le vent du vent)

 

fie-toi à ton cœur

quand s'embrasent les mers

(et ne vis que d'amour

même si le ciel tourne à l'envers)

 

honore le passé

mais fête le futur

(et dans la mort

absente à cette noce)

 

ne t'occupe d'un monde

où l'on est héros ou traître

(car dieu aime les filles

et demain et la terre)

 

Poème extrait du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

63

 

tout juste aussi peu grand un pourquoi que le suis

(quasi trop p'tit pour de la mort le car)

peut,à la grâce abandonné,vivre un plus vaste

rêve qu'en sa vie jamais étoile n'a circonscrit

 

un rêve sans aucun sens(ni rien qui assassine)

un donnant qui(non pas prenant simplement quoi)

une merveille ressentie par tout ce qui respire

(mais toujours impensable)un appris sans savoir—

 

tout juste aussi peu grand que le suis un pourquoi

(quasi trop p'tit pour l'imposant car de mourir)

doté de tant de grâce que cela même dépasse

la grâce du plein soleil après des jours

 

d'obscur,va monter;fleurir:et chanter(pareil

au pur avril d'avril,à l'éveil de l'éveil)

 

Poème extrait du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

69

 

par-dessus nous si(comme ce qui était le soir

 

devient le sombre)innombrablement singulier

exactement démesuré s'enflamme nulle part

son très lointain silence plus rapproché que chaque

 

battement de nos cœurs—crois que l'amour(que lui

 

seul)contient d'aisément plus immenses au-delàs

que toutes ces gloires vivant hors du temps que nous sommes

d'accord avec rien de plus grand que nos esprits

 

d'appeler des étoiles. Et(chérie)ne frissonne:

 

l'amour va,ces merveilles envolées,posséder

de là-bas par magie arrivant jusqu'ici—

un partout que d'accord tu es je suis et nous

sommes(dans un dernier plus que baiser)d'appeler

 

le plus étonnamment miraculeux de tout

 

Poème extrait du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

73

 

« —à nous l'ici-présent de la liberté. Viens »

 

Dernier vers d'un poème extrait du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

78

 

« Le temps,quel drôle de type;

plus il donne qu'il ne prend

(et il prend tout)et jamais ne trouve nulle merveille

une absolue disparition sans qu'une plus grande

fasse de la perte un gain

amour!si un monde s'achève

 

c'est plus que tous les mondes(vois?)qui déjà commence »

 

Derniers vers d'un poème extrait du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

84

 

comme il est généreux cet en personne Soleil

 

fidèlement qui va:venant fort dévoué

(n'en finissant jamais de toujours commencer

le mystère d'une journée pour les yeux de quelqu'un)

 

lui,avec d'argentées splendeurs inconcevables

 

pour consoler tous ses enfants,s'il part au loin;

jusqu'à ce que pas une plus que sombre partie

de pire nulle part ne forme alors un univers—

 

mais si engendrant tout,ce cœur en or de lui

 

(lorsque cet en personne sort du tout en sommeil)

réveille les proches,chaque oiseau siffle un air:

et de nos nuits le millième million de miracles

 

semble un million de milliers de centaines de riens

tant nous sommes son propre en personne;son vraiment sien

 

Poème extrait du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

87

 

à présent(plus près de nous-mêmes que nos)

est à chanter dans un arbre un oiseau,

qui le même air ne chante jamais deux fois

et pourtant cette chanson est toujours sa

 

l'oreille voit mieux que ne devinent les yeux

et jamais soi ne vécut plus joyeux;

si terre et ciel en deux se séparaient

il les réunirait(son chant si vrai)

 

lui qui chante pour toi pour moi et pour nous

pour chaque feuille plus nouvelle qui s'ouvre:

et pour son cœur(son amour)sa chérie

il chante afin que partout soit ici

 

Poème extrait du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

91

 

« les amants seuls vêtent la lumière. Vérité pleine »

 

Et de poursuivre :

 

« seulement se chante—et les amants en sont le chant. »

 

 

Extraits d'un poème du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

92

 

je porte en moi ton cœur(le gardant tout au fond

de mon cœur)je ne suis jamais sans(aussi loin

que j'aille tu vas,ma chérie;et tout ce que font

mes main est fait par toi,mon amour)

je ne crains

nul destin(car tu es mon, ma douce)ne désire

nul univers(car tu es le mien, ma belle)

et c'est toi ce qu'une lune a toujours voulu dire

c'est toi ce que toujours chantera le soleil

 

tel est le grand secret dont pas un ne se doute

(racine de la racine et bouton de la fleur

et ciel du ciel d'un arbre appelé vie;qui pousse

plus haut que l'âme n'espère ou que l'esprit ne voile)

et la merveille qui fait tourner rond les étoiles

 

je porte en moi ton cœur(tout au fond de mon cœur)

 

Poème extrait du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

94

 

« l'amour n'eut de début et n'aura pas de fin; »

 

Et de poursuivre :

 

« l'amour est sous tous les silences la voix qui perce,

l'espoir qui ne trouve pas dans la peur son contraire; »

 

Extraits d'un poème du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

 

 

95

 

« même dans les plus paresseux vient se mouvoir

une sagesse que ne peut tuer nul savoir— »

 

Extrait d'un poème du recueil 95 poèmes

d'Edward Estlin Cummings

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