Sully Prudhomme, George Oppen, Edward Estlin Cummings
« La tendresse, génie du cœur. »
« le cœur est le siège unique de la dignité. »
« il faut toujours penser la main sur le cœur. »
Extraits des Pensées de Sully Prudhomme
« Il ne faut pas croire que l'on ait tant de fils à sa disposition,
Et c'est parfois l'unicité qu'il faut voir ;
Là est la niveau de l'art
Il existe d'autres niveaux
Mais pas d'autre niveau pour l'art
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La lumière
Des pages fermées, compactes, étroitement serrées
Dévoile le jour nouveau,
La lumière inquiétante, étroite
Précédant le lever du soleil. »
Extrait de l'ouvrage D'être en multitude de George Oppen
« La peau lumineuse, lumineuse, ses mains qui s'agitent
À l'aune de son incroyable besoin
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Qui est nôtre, qui est nous
Telle est notre allégresse
Exaltée, aussi ancienne que cette véracité
Qui illumine le discours.
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Tel le vent dans les arbres et les cloches
De la procession —
Comme l'air est léger
Et la terre,
Les enfants et l'herbe
Sous le vent et les voix des hommes et des femmes
Portées dans les parage du soleil à jamais »
Extrait de l'ouvrage D'être en multitude de George Oppen
« Raconte la vie de l'esprit, l'esprit seul crée la limite. »
Extrait de l'ouvrage D'être en multitude de George Oppen
« « ni l'enfance
ni l'avenir
ne décroissent » »
Extrait du poème Confession de George Oppen
« Poésie du sens des mots
Nouée à l'univers
Je crois qu'il n'y a pas de lumière en ce monde
sinon ce monde
Et je crois que la lumière est »
Le poème (1980) de George Oppen
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Plonge au fond du rêve
qu'un slogan ne te submerge
(l'arbre est ses racines
et le vent du vent)
fie-toi à ton cœur
quand s'embrasent les mers
(et ne vis que d'amour
même si le ciel tourne à l'envers)
honore le passé
mais fête le futur
(et dans la mort
absente à cette noce)
ne t'occupe d'un monde
où l'on est héros ou traître
(car dieu aime les filles
et demain et la terre)
Poème extrait du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
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tout juste aussi peu grand un pourquoi que le suis
(quasi trop p'tit pour de la mort le car)
peut,à la grâce abandonné,vivre un plus vaste
rêve qu'en sa vie jamais étoile n'a circonscrit
—un rêve sans aucun sens(ni rien qui assassine)
un donnant qui(non pas prenant simplement quoi)
une merveille ressentie par tout ce qui respire
(mais toujours impensable)un appris sans savoir—
tout juste aussi peu grand que le suis un pourquoi
(quasi trop p'tit pour l'imposant car de mourir)
doté de tant de grâce que cela même dépasse
la grâce du plein soleil après des jours
d'obscur,va monter;fleurir:et chanter(pareil
au pur avril d'avril,à l'éveil de l'éveil)
Poème extrait du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
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par-dessus nous si(comme ce qui était le soir
devient le sombre)innombrablement singulier
exactement démesuré s'enflamme nulle part
—son très lointain silence plus rapproché que chaque
battement de nos cœurs—crois que l'amour(que lui
seul)contient d'aisément plus immenses au-delàs
que toutes ces gloires vivant hors du temps que nous sommes
d'accord avec rien de plus grand que nos esprits
d'appeler des étoiles. Et(chérie)ne frissonne:
l'amour va,ces merveilles envolées,posséder
—de là-bas par magie arrivant jusqu'ici—
un partout que d'accord tu es je suis et nous
sommes(dans un dernier plus que baiser)d'appeler
le plus étonnamment miraculeux de tout
Poème extrait du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
73
« —à nous l'ici-présent de la liberté. Viens »
Dernier vers d'un poème extrait du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
78
« Le temps,quel drôle de type;
plus il donne qu'il ne prend
(et il prend tout)et jamais ne trouve nulle merveille
une absolue disparition sans qu'une plus grande
fasse de la perte un gain
—amour!si un monde s'achève
c'est plus que tous les mondes(vois?)qui déjà commence »
Derniers vers d'un poème extrait du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
84
comme il est généreux cet en personne Soleil
—fidèlement qui va:venant fort dévoué
(n'en finissant jamais de toujours commencer
le mystère d'une journée pour les yeux de quelqu'un)
lui,avec d'argentées splendeurs inconcevables
pour consoler tous ses enfants,s'il part au loin;
jusqu'à ce que pas une plus que sombre partie
de pire nulle part ne forme alors un univers—
mais si engendrant tout,ce cœur en or de lui
(lorsque cet en personne sort du tout en sommeil)
réveille les proches,chaque oiseau siffle un air:
et de nos nuits le millième million de miracles
semble un million de milliers de centaines de riens
—tant nous sommes son propre en personne;son vraiment sien
Poème extrait du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
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à présent(plus près de nous-mêmes que nos)
est à chanter dans un arbre un oiseau,
qui le même air ne chante jamais deux fois
et pourtant cette chanson est toujours sa
l'oreille voit mieux que ne devinent les yeux
et jamais soi ne vécut plus joyeux;
si terre et ciel en deux se séparaient
il les réunirait(son chant si vrai)
lui qui chante pour toi pour moi et pour nous
pour chaque feuille plus nouvelle qui s'ouvre:
et pour son cœur(son amour)sa chérie
il chante afin que partout soit ici
Poème extrait du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
91
« les amants seuls vêtent la lumière. Vérité pleine »
Et de poursuivre :
« seulement se chante—et les amants en sont le chant. »
Extraits d'un poème du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
92
je porte en moi ton cœur(le gardant tout au fond
de mon cœur)je ne suis jamais sans(aussi loin
que j'aille tu vas,ma chérie;et tout ce que font
mes main est fait par toi,mon amour)
je ne crains
nul destin(car tu es mon, ma douce)ne désire
nul univers(car tu es le mien, ma belle)
et c'est toi ce qu'une lune a toujours voulu dire
c'est toi ce que toujours chantera le soleil
tel est le grand secret dont pas un ne se doute
(racine de la racine et bouton de la fleur
et ciel du ciel d'un arbre appelé vie;qui pousse
plus haut que l'âme n'espère ou que l'esprit ne voile)
et la merveille qui fait tourner rond les étoiles
je porte en moi ton cœur(tout au fond de mon cœur)
Poème extrait du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
94
« l'amour n'eut de début et n'aura pas de fin; »
Et de poursuivre :
« l'amour est sous tous les silences la voix qui perce,
l'espoir qui ne trouve pas dans la peur son contraire; »
Extraits d'un poème du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings
95
« même dans les plus paresseux vient se mouvoir
une sagesse que ne peut tuer nul savoir— »
Extrait d'un poème du recueil 95 poèmes
d'Edward Estlin Cummings